j’ai décidé que j’essaierais (emphase sur le mot essayer) de mettre de l’ordre dans ces poèmes et de tenter de les faire publier…
c’est fou comme idée mais ça me tentes
surtout ceux en anglais en fait
j’aime leur rythme
ça coute rien d’essayer, han?
j’ai décidé que j’essaierais (emphase sur le mot essayer) de mettre de l’ordre dans ces poèmes et de tenter de les faire publier…
c’est fou comme idée mais ça me tentes
surtout ceux en anglais en fait
j’aime leur rythme
ça coute rien d’essayer, han?
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je lis du Patrice Desbiens pendant que tu dors
t’es collée sur moi, j’ose pas trop bouger
je regarde ton cou, ton front, ta bouche
t’est tellement belle
je compose plein de poèmes dans ma tête en te regardant
des poèmes qui sont toujours pas mal plus beau dans ma tête
qu’une fois écrits
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we rented a seedy motel room in a ugly teeny tiny small town far from here
we are gonna drive 3 hours heading south-west
we’ll listen to amazing music and laugh and smile and kiss at red lights
she lets me play whatever music i want cause she thinks im cute
we will park the car in front of the motel room in the gravel lot
and we wont come out
except for sushi and wine
until monday morning

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de loin, t’avais l’air d’un ange, de près, t’as l’air d’une femme qui a l’air d’un ange*
viens avec moi
on va scratcher le noir jusqu’à ce que ça soit transparent de poésie
et pis vibrer
tes lèvres effleurent à peine les miennes
tes yeux me lancent des paillettes partout tout le temps
*
*
*
*
*Denis Samson
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« J’ai juste pas envie de dormir seule, ce soir… »
J’hésite à peine :
« C’est beau, j’arrive. On fera un pyjama party pis on se fera des tresses! »
Je raccroche sur le son de son rire. Son rire.
Il fait froid à ce temps ci de l’année. Je me presse, les mains enfouies au plus profond de mes poches, la tête basse. Il fait noir et froid et j’ai oublié mes cigarettes j’attends le Métrobus et je m’en vais chez elle.
Je sais très bien que je ne devrais pas y aller, je sais ce qui va arriver.
C’est bien pour ça que j’y retourne encore et toujours.
Au diable les conséquences, on pensera à ça demain.
…
Elle ne m’accueille même pas à la porte. Elle la laisse débarrée et entrebâillée.
« Tu devrais pas laisser ta porte ouverte comme ça, Anne! C’est dangereux… »
Je la ferme et la vérouille.
« Tu va me faire du mal? » me dit t elle, sa voix comme un souffle.
Elle est debout au pied de son lit. Elle m’attend.
Ses cheveux tombent an cascade sur ses épaules. Elle porte une grande chemise pour homme, vestige d’une ancienne conquète, dont plusieurs boutons manquent. Elle porte mes petites culotes préférées. Elle le sait. J’essaie de ne pas trop la regarder, d’avoir l’air de rien.
« Ça va? »
Je tente d’entamer une conversation, mais elle ne me répond que par oui ou par non, parfois les deux en même temps pour la même question.
Elle ne veut pas jaser.
Elle ne veut pas attendre.
Je m’avance vers elle.
…
« Viens me coller. J’ai froid. »
Je tends la main, elle la saisie et me tire contre elle.
« BRR! Tu es toute froide! »
Elle détache mon manteau, glisse ses mains à l’intérieur.
« Désolée, il fait froid dehors, tu sais »
Elle me fait la moue, puis se ravise et me souris.
Sa main courre sous mon t-shirt.
…
Elle est tellement belle.
J’enfonce un doigt, puis deux, et je continue de la caresser.
Elle est concentrée sur son plaisir, les yeux fermés, la bouche pincée.
« Arrête pas! »
J’avais à peine ralenti, mais elle surveille chacun de mes faits et gestes. Je m’exécute, docile, confuse et excitée.
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sometimes i forget i’m blonde
the disco ball scratches
atches
atches
as the music bounces off the walls
your eyes showering me with gold flecks all over
hit the lights
we’ll be famous one day i’m sure
until then i’m perfectly happy
to bar-hop, wrapped in neons and scandalous
to be loud and drunk and disorderly and magnificent
light up another cigarette and give me your hand
i want to live forever i want to dance dance dance i want to be with you right here with you
and kiss you one more time
or two
i just cant stop staring at that perfect girly girl you
with all that make up and oh the mini skirts
i know you are all kinds of wrongs for me
cause it feels like i’m 17 again
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ces temps ci pour déjeuner et pour diner
je mange un grand café dans lequel je verse une demi canette de ensure
c’est dire comment j’ai besoin d’être aimé

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Les murs sont rouge foncé, violacé. Des plafonds pendent des tapis et autres tissus indiens. C’est bohémien. Trop bohémien. Ç’aurait jamais l’air de ça dans la vraie vie.
Il n’y a personne dans la boutique. J’arrive de l’arrière, je traverse la salle. Le placher est incroyablement beau, de grosses lattes larges et travaillées, usées, couvertes d’un vernis ambré par le temps.
Je marche lentement parce que j’ai un plateau dans les mains, et je ne veux rien renverser.
Tu es dehors, sur un banc de parc juste en face de la boutique. Tu me souris. Tu porte ton gilet moutarde que tu n’aimes pas parce que tu le trouves trop ajusté / ton gilet avec des petites fleurs que je préfère parce qu’il est ajusté.
Nous buvons du thé et mangeons des oranges assises sur le banc. L’air est frais. Le soleil descends en grandes raies, bariole tout en traversant les feuilles de l’arbre au dessus de nous.
Je te regarde. Je t’aime.
Tu manges une tranche d’orange. Tu me souris.
Je sais que si je me penche pour t’embrasser, tu va passer ta langue sur tes lèvres juste avant, tu va gouter sucré, ça va être humide et un peu chaud.
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