petits bouts de textes

faudait quand même pas que ça rime

May 6, 2009 · 10 Comments

comme une envie de m’en prendre a moi-même
une bonne petite hémorragie interne pour changer le mal de place
combattre de spleen a grand coup de crayon dans les yeux

juste un tout petit peu écoeurée de la vie
comme une irrésistible envie de mettre le feu
de crier crier fort jusqu’à qu’ça fasse plus de bruit
et pis m’étourdir
juste assez pour vomir tout ce qui a dedans
des mégots, des paillettes, des tessons beaux comme des diamants

faudait quand même pas que ça rime

j’ai plus besoin de rien
ma langue se souvient de ta peau
j’me suture et me divague
sur tous les murs
de toutes les villes
la nuit

je dédale
nimphette finie
fuckée
même plus certaine d’être femme ou gamine
j’erre je m’éternise et j’ai envie de tout et de rien en même temps

→ 10 CommentsCategories: 02.poèmes

NDLR : chu même pas morte

April 16, 2009 · 1 Comment

en ka k’y'en a encore qui viennent vouère si j’écris des nouvelles bebelles…

j’écris pas quand je vais ben

mais je vais recommencer a être malheureuse betôt, dans genre 2 semaines top

fa ke on se dit à tantôt!

→ 1 CommentCategories: Notes De La Rédaction

je roule ma bille sur du papier

January 29, 2009 · 1 Comment

so we ended up pillow fighting in our undies like we where in a porno flick or something falling off of the bed and laughing, legs a flalling and feathers everywhere and your eyes your eyes showering me with gold flecks all over shinny sequins soaring and bouncing off the walls like little light confetti caressing my skin

→ 1 CommentCategories: fragments

January 23, 2009 · Leave a Comment

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spleened

January 22, 2009 · 2 Comments

on va scratcher le noir jusqu’à ce que ça soit transparent de poésie

→ 2 CommentsCategories: poèmes

toujours

January 15, 2009 · Leave a Comment

«Tu la vois où, la porte?»

Elle hésitait, un oreiller coloré entre les mains.

«Là! Non… Là!»

Elle le déposa contre mon dos, profitant du rapprochement pour glisser son nez dans mon cou.

«Tu veux m’aider avec les autres murs…?»

Trois autres oreillers éparpillés sur le lit, et nous avions la fondation de notre château.

«Approche-toi»

Nos jambes nues étaient entrecroisées ; notre étreinte se resserra. Ses yeux brillaient.

Toujours. Toujours. Il faut que ce moment dure toujours.

«T’es belle»

«Non, toi!»

Sa main caressait ma cuisse, mon ventre. Elle souriait.

«Il manque un toit à notre fort. Aide-moi»

Elle ramassa la couette qui trainait au pied du lit. Ainsi penchée, elle m’offrait une belle vue sur mes petites culottes, mes préférées. Elles lui allaient mieux qu’a moi.

Je souris.

De nouveau, collées.

Elle tire la couette par-dessus nos têtes, place les pans avec attention pour qu’il n’y ai pas d’ouverture.

Cachées sous les couvertes, nez à nez, yeux dans les yeux, le temps semble s’arrêter.

Toujours. Toujours. Toujours.

«Zut!»

«Quoi?»

«On a oublié la lumière! C’est pas un vrai fort si la lumière est allumée!»

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a happy winter

December 10, 2008 · 2 Comments

and we made out in the art
origami kisses and giggles
your eyes showering me with gold flecks all over
shinny sequins soaring and bouncing off the walls
like little light confetti caressing my skin while i held you close
you smiled at the make believe
and said
this will be a happy winter

→ 2 CommentsCategories: 02.poèmes
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l’autre côté des souvenirs

December 3, 2008 · 1 Comment

j’ai quand même pas tout fait ça tu seul t’as ta part de blâme là-dedans je me suis pas brisée par moi-même je me suis pas rapetissée minimisée ratatinée sans ton aide j’ai réussi a te vider de mon appart à te virer de ma vie pis je penses même pas souvent à toi à part quand quelqu’un mentionne ton nom parce qu’il faut toujours que quelqu’un mentionne ton nom il me reste juste cette ostie de trace de ton ravage de ton passage sur moi comme une peur d’aimer une peur d’avoir mal pas envie de faire confiance mais inquiètes toi surtout pas ‘tit gars y’a pas de blessures qui ne se guérissent pas t’es déjà passé de l’autre côté des souvenirs

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noyer ses peines dans la bière, ça fait un temps

December 3, 2008 · Leave a Comment

c’t’encore quand même pas pire que je sois capable d’écrire

happée plein fouet par ta poésie

j’ai encore des mots

malgré l’envie de toi

mais je rimerai pas pour autant

 

ça serait quand même pas mal plus trash si je m’explosait la face

si j’errais encore

de bar en bar

les yeux fermés

en espérant de venir

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de l’enfer de publier sur le ouèbe des textes composés en état d’ébriété avancé

October 30, 2008 · 2 Comments

Le nombre de fois que je me suis retrouvée devant chez toi, saoule au petit matin. Il faisait froid, et j’étais trop dépendante pour me garder de quoi payer la traverse. Je restais au bar jusqu’à la fermeture, pilier, accotée au comptoir, fumant clopes sur clopes. Le barman me voyait plus souvent que ma mère.

Tu m’ouvrais, fripé, confus, et tu me souriais. Ton sourire illuminait le ciel, et tu riais. On placotait en fumant tes rouleuses, souvent roulées des restes d’autres éteintes trop tôt. On réinventait le monde. Tu te grattais le ventre en m’expliquant pourquoi tout était pourri. J’étais tellement contente d’être là, recroquevillée sur ton divan.

Et puis on se couchait dans ton grand lit sale. Y’avait jamais ta blonde chez toi, je l’aurai jamais compris. Échouée, exsangue, j’attendais ma mort ou le sommeil, whitch ever comes first, en regardant le jour se lever de derrière la fenêtre.

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