shootée aux astéroïdes
je dédale
à la recherche d’une parcelle de toi
Entries from March 2008
p01.3
March 31, 2008 · Leave a Comment
Categories: 01.poèmes
f02
March 31, 2008 · Leave a Comment

Il la regardait. Elle regardait un point sur le mur, au loin.
Silence.
“Merde!” dit-il, en la repoussant.
Elle chercha à tout prix à cesser de faire du bruit, mais n’arrivait qu’a pleurer a plus gros sanglot.
Il se retourna, se calla comme il faut dans son oreiller, puis soupira.
Sa respiration devint graduellement plus lente et régulière.
Il s’était endormi.
Comme ça.
Elle fixa le plafond, qu’elle ne voyait pas, dans le noir.
Sa tête tournait.
Elle avait chaud.
Categories: fragments
p02.7v1
March 31, 2008 · 2 Comments
je m’en retournerai chez moi
pieds nus
portant ma poésie comme un enfant à naître
gestation de mots mitrailles
le silence au cœur
et l’envie de toi au creux de mes reins
je marcherai
sans voix
mes émotions comme des pissenlits dans la garnotte
ça pousse ça pousse même où on en veux pas
ça déchire le bitume
faudrait ben je sarcle
je m’effiloche
j’veux juste être avec toi
partout tout le temps
j’veux
écrire des mots qui fouettent et qui réveillent
des poèmes étendards qui changent tout
un recueil molotov qui éclabousse ma génération de flancs mous
prendre mon stylo comme on prends les armes
mais toute ce que je sais dire
c’est
l’envie de goutter ta peau
c’est les paillettes d’or dans tes yeux
Categories: 02.poèmes
p01.2
March 30, 2008 · Leave a Comment
l’amour tue les mauvaises herbes la nuit
si je m’étourdis assez
peut-être que je vais finir par me perdre
today’s the day
I decided to kill
the fucking
little
princess
in me
pour te donner la pluie des tessons en moi
une autre cigarette et j’explose
Categories: 01.poèmes
c’étaient des chats errants, ils appartenaient à personne
March 30, 2008 · Leave a Comment
juste un tout petit peu écoeurée de la vie
comme une irrésistible envie de mettre le feu
de crier crier fort jusqu’à qu’ça fasse plus de bruit
et pis m’étourdir
[...]
je ne suis même plus certaine
d’être femme ou
gamine
[...]
et nous irons fleurir les trottoirs
à grand coup de rires et de révolutions
auxquelles personne n’adhérera
sauf toi
et moi
Categories: 02.poèmes
p02.6
March 29, 2008 · Leave a Comment

I regret the years of tears and nothing more
et je retournerai chez moi
je n’ai plus besoin de rien
ma langue se souvient de ta peau
j’me suture et me divague
sur tous les murs de toutes les villes
la nuit
Categories: 02.poèmes
p01.1
March 29, 2008 · Leave a Comment
j’ouvre douleur
saccage animal
et mes dents se resserrent
je déchire
dentelle
fondre l’afflux de sperme
dans ma bouche non existante
j’ai le pas des tueurs
je règne sur l’univers
comme papillon nocturne
j’exorcise l’aurore
avale la nuit
susurre l’extase décapitée
ce sont mes mots, mes seuls
quand je danse
je préfère
les yeux
grugeant l’éternité
écrit avec Sébastien Bec (1972-2001)
j’m’ennuie de toi, Bec
Categories: 01.poèmes
NDLR
March 27, 2008 · Leave a Comment
j’aurais décidément dû intituler ce blogue:
“À propos de la fille extrêmement gênée qui n’ose pas parler aux garçons et qui espère vainement qu’ils peuvent lire tout son amour dans ses regards furtifs”
mièvreries gnagnan
c’est apparemment ma nouvelle spécialité
Categories: Notes De La Rédaction
n07
March 27, 2008 · 2 Comments
Cela faisait maintenant un bon trente minutes qu’ils marchaient dans les rues sombres, en silence.
C’était une nuit vraiment froide. L’air était sec, presque difficile à respirer.
Elle ne connaissait pas très bien la ville, et était désorientée par la noirceur.
La neige crissait bruyamment sous leurs bottes.
Elle ne savait pas s’ils se dirigeaient vers un point précis, ou s’ils erraient, tout simplement.
Elle n’osa pas le demander.
Du coin de l’oeil, elle le guettait. Il semblait absorbé dans ses pensées, loin.
Il évitait toujours son regard, du mieux qu’il pouvait. Elle devait attirer son attention, pour qu’il ose la regarder, et encore là, il ne la regardait jamais très longtemps.
Elle avait froid.
Elle voulait qu’il la regarde.
En théorie, ils se dirigeaient du party A au party B, et ce n’était pas supposé être très loin.
Il n’y avait plus de place dans la voiture, et ils avaient décidé d’y aller à pied.
“Regarde moi. Regarde moi. Regarde moi. Regarde moi.”
Mais ses yeux restaient rivés au sol.
La neige, qui tombait depuis leur départ en petits flocons durs, se mit à tomber en grosses grappes légères, qui tourbillonnaient lentement.
Elle leva le visage vers les nuages et sourit.
Les gros flocons lui collaient aux cils, aux cheveux.
Elle en attrapa un sur la langue, et rit.
Categories: nouvelles
p02.5
March 27, 2008 · 4 Comments
si je m’étourdis assez peut-être que je vais finir par me perdre
today’s the day
i decided to kill
the fucking little princess in me
Categories: 02.poèmes