and if we should meet again i wont fall for your smile and your eyes and your smile i’ll just say hello and ask how you’ve been and try not to notice how cute you are and also remember what you told me last time we saw each other that time i realised i was nothing to you that way it’ll all be fine and we can still be friends and pretend it never happened
Entries from May 2008
i realised i was nothing to you
May 26, 2008 · Leave a Comment
Categories: poésie en prose
Tagged: lyrics, poetry
you’re so intelligent it’s insanely sexy
May 26, 2008 · Leave a Comment
so i went ahead and fell for you anyway i didn’t want to listen to my friends when they told me that you’d just end up breaking my heart i thought you where the cutest thing under the sun you’re so intelligent it’s insanely sexy you know i loved how you’d look at me but only sideways and mostly when you thought i wasn’t noticing and your voice and your eyes and your smile but now that you went and broke my heart even if it wasn’t on purpose now that i know that in between days you forget i exist you’re not so different from all the others now and your eyes don’t seem to sparkle with gold flecks anymore : they’re just eyes, you’re just a guy, and i’m moving on
so i went ahead and fell for you anyway
i didn’t want to listen to my friends when they told me that you’d just end up breaking my heart
i thought you where the cutest thing under the sun
you’re so intelligent it’s insanely sexy
you know
i loved how you’d look at me but only sideways and mostly when you thought i wasn’t noticing
and your voice and your eyes and your smile
but now that you went and broke my heart
even if it wasn’t on purpose
now that i know that in between days you forget i exist
you’re not so different from all the others now
and your eyes don’t seem to sparkle with gold flecks anymore : they’re just eyes, you’re just a guy, and i’m moving on
Categories: poésie en prose
Tagged: lyrics, poetry
ça faisait longtemps j’avais pas écrit, moi
May 22, 2008 · 10 Comments

J’ai mis ma plus belle robe, celle que j’aime de quoi j’ai l’air quand je me regarde dans le miroir. Je me suis peignée, puis décoiffée parce que j’avais l’air trop peignée. J’ai mis un peu de parfum, un peu de fard. J’ai bu vingt-deux cafés, fumé au moins cent onze mille cigarettes, fait les cent pas, encore et encore et encore, puis, je me suis finalement décidé à l’appeler. J’ai pratiqué a voix haute tu seule sur le coin de la rue et une veille dame m’a demandé si ça allait, à moitié en français, à moitié en anglais. J’ai sourit et je lui ai dit que oui, mais que je m’apprêtais a appeler un joli garçon et que j’étais très nerveuse. Elle m’a tapoté le bras en souriant et est repartie. Puis je l’ai appelé. J’ai parlé très vite, j’ai trop ri, je lui ai sûrement coupé la parole trente douze fois, puis on s’est fixé un rendez-vous. J’ai tourné en rond dans les rues, sans but, jusqu’à ce que j’ai trois grosses ampoules aux pieds – bien sur, j’avais mis des nouveaux souliers – puis je me suis résignée a attendre immobile que le temps finisse par passer. Sous un cerisier en fleur qui sentait bon et qui perdait des pétales roses à chaque coup de vent, j’ai lu de la poésie distraitement, souriante, contente d’être heureuse d’être en vie parce que je l’avais fait, j’avais eu le courage de l’inviter! Cet après-midi là, une petite araignée vert fluo m’a couru sur la jambe, une bande de jeune avec des casquettes à palettes drettes ont pratiqué des hard flips, deux punks m’ont quêté du change.
Quand je me suis pointée au rendez-vous, il n’était pas là et j’étais nerveuse.
Il n’est jamais venu.
J’ai attendu deux heures.
Categories: fragments
bloguer… ou le syndrome du curseur qui cligne
May 9, 2008 · 8 Comments

Les gens ne semblent pas lire les blogues littéraires. Ils semblent plus attirés par les blogues de type journal intime, où le blogueur partage ses pensées sur tel ou tel autre sujet, résume sa journée, fait part de ses états d’âme…
Pourtant, chacun de mes billets est un secret intime que je partage avec vous.
C’est simplement qu’au lieu de vous dire que j’ai rencontré un mec, S., et ‘il me drague à fond, et, malgré qu’il soit absolument craquant, je ne suis pas capable de répondre à ses avances, parce que, dans le fond, je penses tout le temps à F., et, bien que j’aurais pu m’envoyer en l’air des tas de fois depuis que je suis célibataire, je ne l’ai pas fait, parce que, honnêtement, j’ai envie de faire l’amour avec F., non pas baiser avec S. ou un autre, bref, au lieu de vous dire tout ça, et bien je publie des poèmes ou des nouvelles inspirés par ces sentiments.
C’est beaucoup moins télé-réalité.
C’est peut-être beaucoup moins intéressant.
Je dois avouer que je suis moi-même de près certains blogues de type journal intime. Mais ce n’est pas exactement pareil puisque je connais réellement les auteurs de ces blogues, et je peux faire la part entre ce qui est vrai, et ce qui est romancé, pour impressionner les lecteurs. Mais j’avoue que je comprends l’attrait voyeuriste des blogues journal-intime.
Dans le fond, ce n’est pas vraiment que je questionne l’intérêt du blogue…
En vérité, je suis un peu moins emballée par mon projet de blogue littéraire, bien que j’ai près de 100 billets de publiés, parce que je n’ai pas de feedback, en bon français. J’espérais avoir des commentaires sur mes textes, afin d’améliorer mon style…
Mes amis ont lu un peu, m’ont tous dits qu’ils aimaient… C’est très gentil! Merci! mais j’aurais aimé avoir aussi des critiques, du type: “Ce texte là, c’est de la merde” ou “Je ne comprends pas où tu t’en vas avec ça” ou “Tu viens de dire que c’est silencieux et tout de suite après tu parles de grillons… c’est silencieux, ou pas?”
J’espérais avoir un coach d’écriture, aussi, mais mon coach ne s’est jamais pointé… je le comprends, moi aussi, je suis débordée.
Je n’arrêterai pas d’écrire pour autant, ou de publier sur ce blogue… mais je penses que je vais me mettre à le considérer comme un blogue privé, donc de cesser d’espérer des commentaires.
Et je vais continuer a me chercher un coach.
Categories: Notes De La Rédaction
p00.11
May 7, 2008 · Leave a Comment
elle s’aiguille
tente la beauté
quand c’est possible
[...]
elle en a vu plein d’autres
cicatrices sur ses petits seins durs
Categories: 00.poèmes
ton corps de cascades blondes
May 6, 2008 · Leave a Comment
NDLR:
j’ai lâché l’Université un peu avant la fin de mon BACC
je tenais l’U Laval comme seule responsable de ma panne d’écriture
j’ai compté les jours où je n’ai rien écrit d’autres que
ton corps de cascades blondes
ton corps de cascades blondes
ton corps de cascades blondes

je suis plus capable de rien écrire qu’y'a pas de forme dissertative
Categories: fragments
cucul cucul cucul
May 6, 2008 · 1 Comment

t’es parti avec mes poèmes mots
pis chu pu capable de rien depuis toi
cucul cucul cucul
j’ai pas de mots câlisse!
j’ai juste mes cigarettes pis mon cerveau qui disjoncte
[...]
j’ai juste envie de t’atteindre [...]
PIS D’ARRÊTER D’ÉCRIRE DES POEMES D’AMOUR!
Categories: 00.poèmes
p00.10
May 6, 2008 · Leave a Comment
je suis la couleur violente
de l’espoir
que toi et moi
Categories: 00.poèmes
et les grillons qui s’en donnaient à cœur joie
May 5, 2008 · 2 Comments
On avait marché longtemps le long de l’ancienne voie ferrée, lui dans la garnotte, moi, en équilibre précaire sur un des rails. Un pas sur deux, je perdais le balan, c’est vous dire comment la marche a été longue.
Quand finalement on a eu l’impression de s’être suffisamment éloigné de la société, on s’était assis en indien sous un viaduc abandonné.
C’est lui qui roulait le joint parce que moi, j’y arrive jamais, ils sont toujours plus gros au centre, plus petit sur les bouts.
J’aimais fumer avec lui; ses yeux devenaient de toutes petites fentes qui laissaient à peine voir son regard moqueur, son visage fendu d’un immense sourire; il avait l’air de ces petits Bouddha rieurs. Il devenait encore plus philosophe, encore plus drôle que d’habitude.
Moi, je parlais encore moins que d’habitude.
Autour de nous il y avait rien, juste des grands champs jaunes tout secs, le béton décrépi, et les rails rouillés.
La grosse paix.
Accotés dos à dos, on réinventait le monde. Je sentais sa voix vibrer dans ma cage thoracique.
À l’unisson et pouffant de rire, on a chanté des chansons à boire, des vieilles chansons grivoises.
Puis, nous sommes devenus silencieux et parfaitement immobiles. Le soleil commençait à se coucher, et les grillons qui s’en donnaient à cœur joie.
Cloc-cloc-cloc, un bruit sec nous tira de notre rêverie.
«Cloc-cloc-cloc? Qu’est-ce qui peut bien faire cloc-cloc-cloc, sapristi?» dit-il. (On affectionnait tout particulièrement les sacres et autres menus blasphèmes de nos ancêtres)
Les syllabes étaient drôles, dans notre bouche pâteuse, et nous répétions sans cesse cloc-cloc-cloc, en rigolant.
Le bruit se rapprochait.
Puis, nous avons vu un cheval qui s’avançait paresseusement le long de la voie ferrée, comme sorti d’un rêve. La cavalière nous salua de la tête en passant à notre hauteur. Le bruit des sabots retentissait contre les murs de béton, se répétant à l’infini, en écho, en canon, en rondo.
Cloc-cloc-cloc, le cheval disparu au loin.
«Sapristi de sapristi!», fit-il.
On a éclaté de rire.
Categories: nouvelles
f17
May 5, 2008 · 1 Comment
Sœur Marie-Claire me tends trois pommes et une orange, enroulées dans un épais cocon d’essuie-tout de papier humide.
«Les pommes sont pas ben belles, à ce temps-ci de l’année. Je t’ai pris les trois plus grosses!»
«Merci! Elles ont l’air bonne.»
Elles semblent toujours inquiète que je ne mange pas suffisamment.
Une fois, j’en ai surpris une qui fouillait dans ma boîte à lunch, l’air sceptique devant ma salade et mon jus de légumes. Elle ne s’excusa pas de son indiscrétion, se contentant seulement de marmonner : «C’est pas ben ben nourrissant, ça, des légumes!»
Categories: fragments