NDLR : tentative d’écriture automatique après trop de café, de bière et de cigarettes… j’ai pas retouché et je penses en garder quelques bouts pour plus tard (la fin surtout, et quelques bouts du milieu) … là que la caféine, la nicotine et le houblon ne sont plus dans mes veines, je ne suis plus du tout énervée par mon piétinement; en fait, j’ai décidé de le savourer longuement, de m’amuser avec, comme un préliminaire à la fornication

ça vaut quand même la peine de se sentir super inspirée et motivée si je suis pas plus capable de pondre de quoi qui a du bon sang, viarge ! j’ai enfin mis le doigt dessus, le doigt sur ce que je veux faire de mes mots, je sais exactement quels sentiments je veux qu’ils projettent, j’ai une bonne idée de quelle forme mes poèmes devraient prendre, ça fait des années que je cherche ma forme à moi, quelque chose de différent, une manière d’hybride entre la poésie et la poésie en prose pis d’autre chose, un style nouveau mais qui m’irait le mieux et là ça y est, je l’ai, je me suis trouvée dans mes mots, j’ai réconcilié mon côté franco et mon côté anglo, je ne me suis jamais sentie aussi prêt du but, enfin, j’ai plein d’idées, des tonnes d’idées, tellement d’idées que ça reste toute bloqué par en dedans pis ça me faire faire les cents pas, et pis recommencer a fumer, passer des nuits blanches, sacrer et bougonner, ressortir mes vieux poèmes, fouiller sur le net pour de l’inspiration, en trouver et pis être jalouse de tout ce talent que je n’ai pas, me sermonner parce que je devrais pas être jalouse, dans le fond, ah pis envoye donc encore une cigarette et hop cette fois ca y est, ah ben non ça y est pas, criss, c’est pas ce que je voulais, c’est trop gnangnan, on delete, on recommence, on met de la musique, pas trop fort parce les voisins dorment, c’est bon mais ca déconcentre, ça me fait penser à toi, alors on ferme la musique et de toute évidence j’ai trop bu de café, j’ai trop fumé de clopes, ma patte saute en dessous du bureau ma patate saute dans ma poitrine, un ‘tit peu de tachycardie avec ça? ben oui, merci! on va rajouter ça à la liste. et je me tape moi-même sur les nerfs, calisse! y’est une heure du matin pis je me lève dans pas long je me lève haha je suis même pas couchée, pis pour rien en plus parce que tout ce que j’écris c’est de la marde, ciboire! pis là je t’entends me dire que je suis trop dure avec moi-même, oui je sais mais c’est de même pis c’est de même pis qu’est-cé tu veux que je te dise! tu sais, je sais exactement ce que je veux te dire, mais j’ose pas, parce que c’est fou, fou, parce que c’est trop tôt, mais je le sais je le sens pis t’es belle t’es belle t’es belle et je suis à toi