Le nombre de fois que je me suis retrouvée devant chez toi, saoule au petit matin. Il faisait froid, et j’étais trop dépendante pour me garder de quoi payer la traverse. Je restais au bar jusqu’à la fermeture, pilier, accotée au comptoir, fumant clopes sur clopes. Le barman me voyait plus souvent que ma mère.
Tu m’ouvrais, fripé, confus, et tu me souriais. Ton sourire illuminait le ciel, et tu riais. On placotait en fumant tes rouleuses, souvent roulées des restes d’autres éteintes trop tôt. On réinventait le monde. Tu te grattais le ventre en m’expliquant pourquoi tout était pourri. J’étais tellement contente d’être là, recroquevillée sur ton divan.
Et puis on se couchait dans ton grand lit sale. Y’avait jamais ta blonde chez toi, je l’aurai jamais compris. Échouée, exsangue, j’attendais ma mort ou le sommeil, whitch ever comes first, en regardant le jour se lever de derrière la fenêtre.
2 responses so far ↓
jesuistropcreppy // October 31, 2008 at 9:15 am |
finalement, à part que mon niveau de vocabulaire laisse à désirer, j’écris pas si mal que ça, bourrée!
Princesse Anna // November 8, 2008 at 10:52 am |
c’est beau.