petits bouts de textes

de l’enfer de publier sur le ouèbe des textes composés en état d’ébriété avancé

October 30, 2008 · 2 Comments

Le nombre de fois que je me suis retrouvée devant chez toi, saoule au petit matin. Il faisait froid, et j’étais trop dépendante pour me garder de quoi payer la traverse. Je restais au bar jusqu’à la fermeture, pilier, accotée au comptoir, fumant clopes sur clopes. Le barman me voyait plus souvent que ma mère.

Tu m’ouvrais, fripé, confus, et tu me souriais. Ton sourire illuminait le ciel, et tu riais. On placotait en fumant tes rouleuses, souvent roulées des restes d’autres éteintes trop tôt. On réinventait le monde. Tu te grattais le ventre en m’expliquant pourquoi tout était pourri. J’étais tellement contente d’être là, recroquevillée sur ton divan.

Et puis on se couchait dans ton grand lit sale. Y’avait jamais ta blonde chez toi, je l’aurai jamais compris. Échouée, exsangue, j’attendais ma mort ou le sommeil, whitch ever comes first, en regardant le jour se lever de derrière la fenêtre.

Categories: fragments

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