«Tu la vois où, la porte?»
Elle hésitait, un oreiller coloré entre les mains.
«Là! Non… Là!»
Elle le déposa contre mon dos, profitant du rapprochement pour glisser son nez dans mon cou.
«Tu veux m’aider avec les autres murs…?»
Trois autres oreillers éparpillés sur le lit, et nous avions la fondation de notre château.
«Approche-toi»
Nos jambes nues étaient entrecroisées ; notre étreinte se resserra. Ses yeux brillaient.
Toujours. Toujours. Il faut que ce moment dure toujours.
«T’es belle»
«Non, toi!»
Sa main caressait ma cuisse, mon ventre. Elle souriait.
«Il manque un toit à notre fort. Aide-moi»
Elle ramassa la couette qui trainait au pied du lit. Ainsi penchée, elle m’offrait une belle vue sur mes petites culottes, mes préférées. Elles lui allaient mieux qu’a moi.
Je souris.
De nouveau, collées.
Elle tire la couette par-dessus nos têtes, place les pans avec attention pour qu’il n’y ai pas d’ouverture.
Cachées sous les couvertes, nez à nez, yeux dans les yeux, le temps semble s’arrêter.
Toujours. Toujours. Toujours.
«Zut!»
«Quoi?»
«On a oublié la lumière! C’est pas un vrai fort si la lumière est allumée!»
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